Découvrir les haïkus avec ses élèves

Entrée dans l’univers culturel Japonais

Pour les plus jeunes, la découverte du conte de Mamiko peut être un point de départ. Son livre virtuel permettra d’installer implicitement les caractéristiques du haïku en s’appuyant sur le rythme des mots.

Les élèves pourront également fréquenter de la littérature jeunesse en lien avec le Japon, des oeuvres d’art (par exemple « La vague » de Hokusai) ou encore des films d’animation de Hayao Miyazaki.

Lire et écouter des haïkus

À partir d’un corpus de haïkus, les élèves peuvent lire régulièrement des haïkus. L’enseignant peut également lire des haïkus régulièrement, deux ou trois par jour, pour le plaisir, en ne s’interdisant pas des haïkus a priori plus abstraits. [annexe 1]

La lecture peut se faire également oralement, en utilisant des jeux vocaux, en recherchant les rythmes, les ruptures, les silences. Les gestes peuvent accompagner chacun des vers.

Les haïkus étant vecteurs d’émotions, les élèves peuvent être amenés à les associer à des photographies. L’objectif est de faciliter l’expression des émotions ressenties à la lecture du haïku.
Pour cela, l’annexe 5 vous propose des photographies à associer à des haïkus.
Pour les plus jeunes, l’annexe 6 propose des cartes représentant des émotions afin d’associer aux photograhies, puis aux haïkus pour permettre ensuite d’associer haïkus et photographies. L’écoute de musiques (par exemple issues des CD Music à brac) peut également venir en soutien et permettre de constituer des malles à émotions photographie / haïku / carte-émotion / musique.

Définir les caractéristiques des haïkus

À partir du travail sur les émotions, il est possible de recueillir les impressions d’ensemble ; dans un premier temps, laisser les élèves s’exprimer sur leur ressenti (« c’est joli », « on dirait… », « c’est bizarre », etc.) puis les amener à déduire le type de texte (poésie). Si les élves ne connaissent pas déjà ce type de poéie, l’enseignant leur donne le terme « haïku » (prononcer « Aïe »-« cou ») en précisant qu’il s’agit de poèmes japonais.

Amener l’élève à s’interroger sur les caractéristiques syntaxiques d’un haïku en construisant des hypothèses sur la « recette d’écriture » :

    • Repérage des caractéristiques communes des textes, identification des thèmes, champs lexicaux récurrents, des jeux, sens et formes des mots, visée commune de ces textes
    • Identification par les outils du traitement de texte des éléments repérés

– poème en prose
– tercet (3 lignes)
– 17 syllabes en alternance : 5-7-5
– pseudo-phrases
– thèmes : nature – saison – émotion
– forte présence sensorielle (les 5 sens)
– une rupture – une contradiction

Pour les élèves de maternelle, il est possible de se limiter aux trois règles d’écriture suivantes :
– poème en trois parties
– avec quelque chose de la nature
– qui traduit une émotion

Une carte d’identité du haïku peut être élaborée par les élves pour en garder une trace.

Écrire des haïkus

Écriture puzzle :

  • Proposer aux élèves des vers de 5 et 7 pieds avec un code (couleur) différent pour chaque longueur de vers. [annexe 2]
  • Les associer au hasard dans l’ordre 5/7/5. Lire les poèmes obtenus. Sélectionner ceux qui plaisent le plus.
  • Tirer au hasard les deux premiers vers et choisir le troisième.
  • Tirer au hasard le premier et écrire les deux suivants.
  • Les associer sans hasard, en faisant des choix par rapport au sens et à la forme. Garder les plus appréciés.
  • Créer un ou plusieurs haïkus avec un mot imposé, un thème.

A partir d’une photographie :

  • L’enseignant(e) propose un ensemble de photographies, en piochant par exemple dans la galerie téléchargeable ici: http://tw-haiku.ac-dijon.fr/galerie-de-photos/
  • L’élève en choisit une puis sur son cahier d’essai, en quelques phrases, répond à une de ces questions :
    « Sur cette photo, je vois … »
    « Quand je regarde cette photo, je pense à … »
    « Quand je regarde cette photo, j’ai l’impression …. ».

Pour diversifier les productions, vous pouvez demander aux élèves de se placer « dans » la photo. (Si j’étais le caillou, l’arbre, etc.)

  • L’étape suivante consiste à réduire ces phrases en conservant le sens du texte proposé par l’élève puis à les transformer de nouveau afin d’obtenir un haïku.

Pour cette activité, préférer des images libres. Cela permettra la diffusion des photographies en même temps que les haïkus (site de l’école par exemple) tout en respectant la législation relative à la propriété intellectuelle.

Exemples de séquences complètes